dimanche 19 avril 2015

Michel Onfray est un puissant prescripteur d'idées, pas un gourou.



Il me parait vain de présenter Michel Onfray tant son empreinte médiatique est prégnante. Je risquerais néanmoins quelques mots pour exposer ce que je perçois de sa réalité. Il s’est lassé de vingt ans d’enseignement dans l’Education Nationale, lassé de ce sacerdoce athée, qui d'une saison scolaire l'autre, voit défiler une bardée d'élèves immatures et sans motivation particulière pour la  philosophie. Depuis lors, il revendique dans les médias son son aspiration a éduquer les gens à sa manière, en premier lieu pour les écarter du FN, ainsi soit-il, cela trace à sa façon, un chemin de croix rédempteur. Pour lui comme pour les dizaines professeurs qui l’accompagnent dans l’aventure des Universités Populaires de Caen (et d’ailleurs), le format de ces cours-conférence est propre à modeler de précieux «artéfacts » qui cristallisent l'essence d'un précieux savoir portant en germe de futurs écrits.

Il vient de la terre et d’une famille très modeste dont la mère savait habilement agrémenter des repas sans viande. Son père qui travaillait la terre des autres lui a transmis des valeurs de paysan et un enracinement ontologique à la terre. Besogneux, c’est un philosophe très productif qui honnis les auteurs qui font usage de nègres ce qui n'empêche pas certains de le soupçonner, tant sa production est abondante, de recourir à ce même artifice. On aura pu constater çà et là quelques critiques infondées, quelques fils ou filles "de" blessés dans leur orgueil, vexés du manque de considération que leur porte à eux ou à leurs illustres parents, mais rien n'arrête le philosophe dans sa verve, il n'a nul obligation de ménage qui que se soit, il exposera ses arguments quand bien même d'autres parleront de déballage indécent et irréverencieux. Des politiques parfois s’y risquent, on se souvient de la cinglante réaction de Michel Onfray quand Valls s’est risqué à le critiquer sur la supposée influence d’Alain de Benoit sur ses idées. Le terme de « crétin » utilisé alors par le philosophe puis repris par Marion Maréchal Le Pen dans un débat à l’Assemblée Nationale a laissé des traces. Peu lui importe, il était déjà définitivement ostracisé, au moins intellectuellement, par une certaine bourgeoisie de gauche qui fait la loi dans le 6ème arrondissement de Paris et dans le monde interlope de l'édition parisienne. Les critiques mondaines ou plutôt la réprobation urbaine ne l’arrêtent pas. Il est intransigeant, austère et radical dans son expression orale et plus encore sur les plateaux de télévision où il est confronté aux rodomontades des critiques littéraires, qui selon lui, ne prennent généralement pas le peine de lire les ouvrages dont ils sont sensé faire l’analyse. Il fait l’unanimité contre lui dans le milieu des bien-pensants de gauche comme de droite, des professionnels de la psychothérapie freudienne, parmi les thuriféraires de tous les monothéismes, parmi les politiques et fils ou filles de politiques… Bref, cela représente du monde, beaucoup de monde qu’il n’a pas lieu de ménager. Il mène sa vie dans le respect de ce qu'il appelle la "congruence", pour le dire autrement, la cohérence de sa pensée avec ses actes. C'est pourquoi il ne comprend pas et n'accepte pas certaines connaissance qui, face à lui son élogieux et qui, 3 jours plus tard, s'en vont rédigert  une critique assassine sur son dernier ouvrage. Effectivement, n’en déplaise aux jaloux, il vit très bien de sa plume à tel point qu’il pourrait probablement arrêter d’écrire si son penchant hédoniste devait prendre le dessus sur son ascèse d’écrivain stakhanoviste. Il n’a nul besoin de prêter allégeance à tel ou tel parti politique. Il peut critiquer en toute liberté, il en demeure très peu de cette « race » d'homme à même de jouir d’une liberté arrachée au "système" à force de travail. D’autres que lui, parfois plus contestés, s'épuisent dans de vaines luttes contre le politiquement correct, la bien-pensance, le « droitdelhommisme » etc…pour être finalement réduits au silence, soit par une politique de l’édredon qui consiste ou à n’apporter aucun écho à leurs propos, soit par la multiplication de procédures peu étayées qui encombrent les tribunaux.

Je voudrais pour terminer ce court texte, préciser qu’à quelques petites nuances près, je revendique mon attachement à sa vision du monde. J’ai lu au détour d’un article sur la pensée libertaire que Michel Onfray était un anarcho-capitaliste… ! Revendique t-il cette affiliation ? Je ne saurais le dire, en revanche, revendiquant une certaine affiliation à la pensée Proudhonienne, il se déclare libertaire, peut être pour ne pas utiliser le terme sulfureux d'anarchiste. Cela peut d’ailleurs sembler contradictoire avec sa supposée affiliation à l’« anarcho-capitalisme » qui, en quelque sorte, pourrait laisser croire qu'il s'agit d'un modèle représentatif d’une classe de propriétaires et d’intellectuels plutôt aisés.

Proudhon rejetait les abus de pouvoirs que pouvaient permettre la propriété, la maxime « La propriété c’est le vol… » étant devenue l’emblème de son mouvement, comment interpréter l’adhésion de Michel Onfray au capital ? Il me semble qu’il revendique l’idée selon laquelle l’homme, dans sa nature profonde inscrite dans son cerveaux reptilien - on parlera alors d’un point de vue « éthologique » - la propriété est une caractéristique profonde de l’homme, un attribut instinctif qu’il serait vain de contredire. De ce point de vue, il ne peut rejeter la propriété tout en revendiquant une vie libérée de toute inclination à l’enrichissement, il n’a pas de désir de posséder plus que son existence simple ne le réclame. Peut-être pourrait-il revendiquer une certaine adhésion au  "minarchisme", une pensée qui revendique un état le plus faible et le moins autoritaire possible ? 

Il s’agit là d’une vision postanarchiste faite de micro-révolutions et de micro-résistance que vous et moi pourrions revendiquer. On lui reconnait un penchant pour ce courant politique qui rejette l’Etat Jacobin pour s’attacher à un modèle d’organisation qui commencerait au niveau d’une commune, comme Camus pouvait revendiquer un douar et Charles Fourier un phalanstère.

Compte tenu du penchant naturel de Michel Onfray pour la nature, son inclination pour les développements contemporains des idées camusiennes le conduira probablement à apprécier le principe des éco-villages qui, en plus de se revendiquer d’une vision écologique, incitent à la rédaction de « micro-Constitutions » pour gérer leurs activités. Onfray se rattache à ce courant de penser qui produit des systèmes autonomes qui collaborent entre-eux et qui nécessitent pour cela une « couche » d’organisation spécifique. Ce sujet est sensible car il déroge au mythe fondateur de la pensée libertaire qui abhorre toute forme d'autorité, mais Onfray est pragmatique, en effet, comment orchestrer les « micro-structures » entre-elles et leur donner une force, une cohérence et une légitimité ? On imagine aisément que ce niveau d’organisation doit disposer de multiples caractéristiques dont la faculté de révoquer ses délégués ainsi que celle de rechercher le consensus dans les prises de décision sans pour autant user d’autorité, d'arbitraire et de contrainte. Une fois le niveau local correctement réfléchi et conceptualisé, il faudra également disposer d’une compétence Nationale vis-à-vis des Nations « étrangères » avec qui il conviendra d’organiser des relations. Ainsi, l'Etat minarchiste que Michel Onfray pourrait proposer doit également faire face à la confrontation de la réalité, les autres nations accompagneront-elles l'expérience où tenteront -elles de la faire échouer. L'histoire nous fait plutôt pencher pour la seconde hypothèse. L'opposition aux nations étrangères hostiles s'inscrit donc toujours dans l' "adn" d'un état fusse t-il libertaire. Un pouvoir exécutif sera toujours nécessaire ne serait-ce que pour gérer certaines des activités régaliennes qui assurent la survie d'une nation : les services secrets, l'armée,...je n'en suis pas aussi sûr concernant les renseignements généraux, mais la question doit être posée.

Les réflexions qui nous occupent très modestement autour de cette idée de « eConstitution » me semble être en parfaite harmonie avec la vision de Michel Onfray. Pour autant, considérons le en tant qu'un prescripteur d'idées fertiles, mais certainement pas comme un gourou "raélien" ainsi que le présente parfois une certaine presse.



mercredi 18 mars 2015

A part détruire, que savent faire les antifas ?

L'article posté ci-dessous se veut critique de l'action d'Etienne Chouard, mais une vrai argumentation lui fait défaut introduisant ainsi de la confusion dans l'esprit de ceux qui ne feront jamais l'effort d'étudier l'actuelle Constitution et encore moins de tenter de la réécrire. Ainsi, avant d'inventer des néologismes à l'allure moderniste (le confusionnisme), il conviendrait de réactualiser le terme "fachisme" dont l'usage abusif l'a vidé de son sens. Argumenter sur la signification de ce terme est une des multiples déviances du politiquement correct dont nous sommes abreuvés quotidiennement souvent par des extrémistes sectaires. Plus que de "confusionnisme", il serait bon de redéfinir la droite et la gauche car plus aucun électeur n'est en mesure d'en discriminer les fondements idéologiques et politiques. Dans ce contexte, la thèse d'Etienne Chouard apparait solide à de nombreux auditeurs de ses vidéos ou lecteurs de son blog, cela augmente notablement la difficulté de produire une contre argumentation de même niveau. Et bien on le voit, aucun débat de fond n'apparait parmi les antifas, on assiste donc à un usage intensif de néologismes sophistiques (mais pas sophistiqués pour autant) et diabolisateurs. Tout cela ne dispense pas leurs auteurs de s'acquitter, honnêtement et sérieusement, d'un minimum de réflexion. Poser des arguments signifie en premier lieu essayer d'éliminer les amalgames et revenir aux idées et concepts défendus. Un exemple et je m'arrêterais là. Pour décrédibiliser l'argumentation chouardienne reposant sur les points positifs de la démocratie athénienne, on constate une débauche d'amalgames :
* Etienne Chouard devrait utiliser des exemple modernes (la Commune...)
* Etienne Chouard a osé parler avec le "fachiste" Yvan Blot (en oubliant de préciser que celui-ci a quitté le FN en 1998) et qu'il n'est pas encore interdit de dialoguer avec qui que se soit.
* Etienne Chouard fait réference à la démocratie athénienne, cela le rend suspect de fachisme car de supposés fachistes s'y référent également (club de l'horloge).

J'appelle çà des jeux d'écritures assimilables à ceux d'un comptable véreux. Il devient urgent de revenir aux idées.  Si vous voulez critiquer la démocratie  athénienne, libre à vous messieurs les antifas, mais faites le avec des idées. Idées contre idées, concepts contre concepts...Les antifas se rendent célèbres en usant de violence physique, ils usent également de propagande et de désinformation, l'état leur est acquis les exonérant de leurs délits,... L'Allemagne des années trente n'est pas révolue, elle fait un retour en force sous l'hospice d'une étrange et fallacieuse idéologie.


Cliquer sur l'image pour accéder à l'article à la source du présent texte : 

mardi 17 février 2015

Une Cryptomonnaie Nationale a t-elle un sens ? Considérons que la "eDémocratie" fera disparaître l'Etat Central (Orwellien)


QUESTION posée au niveau du groupe Facebook "eDémocratie" ----------------------

La solution du eFranc que vous proposez est clairement (vous le dites vous-même dans le document) une version nationaliste du Bitcoin.

La nature même de l'internet et du bitcoin (réseaux ouverts) me paraît incompatible avec ce genre de considérations.
 Je vous invite à vous documenter sur la débâcle de l'Auroracoin (tentative de bitcoin national islandais) à ce sujet.

De manière plus générale, votre idée d'un bitcoin national, et le fait que vous considériez l'anonymat comme facultatif, sont je n'en doute pas sincères et désintéressées, mais ça me parait aller vers des systèmes nominatifs dans lesquelles l'expression politique et économique seront entièrement contrôlés selon des principes nationaux, donc in fine par l'Etat puisque c'est lui qui délivre les documents d'identité. Donc l'inverse des systèmes ouverts tels qu'Internet et le Bitcoin ou le torrent.

Du coup je reste un peu car je suis curieux de lire votre réponse à ce sujet.

REPONSE ---------------------------------------------------------------------------------------

La première version de cet article a été écrite il y a quelques jours. Il semble plus clair d’y intégrer la question, ou plutôt, les questions posées qui sont à l’origine sont maintenant introduites en préambule.
Pour plus de clarté, je vais reformuler le questionnement dans les termes suivants :
Envisager une cryptomonnaie « nationale » a-t-elle un sens ? Effectivement, de prime abord, l’exemple de l’Auroracoin lancé en Islande ne semble pas une réussite.
Je me lance sans modération dans la rédaction de ce commentaire assez long suite à cette interrogation qui m’a été faites (la semaine du 16/02/2015 au 22/02/2015) concernant d’une certaine façon ma définition de l’Etat et accessoirement de la Nation (même si le sujet est posé en premier lieu sous l’angle des  cryptomonnaies). Après avoir émis quelques suggestions sur ce sujet, nous traiterons un autre point, celui de l’exercice de la Démocratie : doit-on la déléguer comme aujourd’hui à des représentants ou peut-on aller plus loin en envisageant, comme l’on fait de nombreux précurseurs, une démocratie liquide ou directe, qui permet moyennant l’usage intensif des nouvelles technologies, non seulement de prendre l’avis du peuple de façon ininterrompue, mais aussi de le faire participer beaucoup plus profondément aux travaux législatifs voire exécutifs et judiciaires.
Prenons le premier point. Est-il pertinent de définir une cryptomonnaie comme monnaie nationale ? Dans ma vision ça l’est. Il n’y a pas besoin pour cela de considérer ce point sous l’angle historique qui définissait le pouvoir de création monétaire comme un pouvoir régalien. Ce pouvoir avec d’autres comme celui de lever une armée relève du pouvoir exécutif d’une Etat. Ce n’est pas en vain quand j’indique ne pas reprendre ce point sous l’angle historique car l’Etat, tel que nous le connaissons, ne correspond plus du tout aux attentes des peuples, et donc des français. Revenons un instant au sujet de l’expérience Islandaise. L’Aurora coin semble être considéré par certains (faisant d’ailleurs surtout partie de l’oligarchie islandaise) comme étant un échec, voire un scam (escroquerie en anglais). L’Auroracoin reste similaire à la majorité de ses petites sœurs, il s’agit d’un clone (fork) du«  master » Litecoin elle-même clônée du bitcoin. Ces cryptomonnaies se cantonnent généralement au second rôle de monnaie secondaire en ce sens où il lui manque comme à toutes les crypromonnaies une caractéristique qui me semble essentielle, à savoir la possibilité de faire évoluer sa masse monétaire en fonction de la croissance économique de façon à ne jamais être susceptible de freiner cette activité. On notera d’ailleurs l’analogie avec la situation actuelle, la « production » d’euro a volontairement été étroitement encadrée par les traités européens et la BCE est en la garante. Signalons d’ailleurs pour ceux qui ne connaissent pas leurs classiques que la lutte contre l’inflation est privilégiée (par ladite BCE) à la lutte contre le chômage.
Ainsi, les cryptomonnaies demeurent de fait par leur structure des monnaies secondaires, elles ne sont pas en mesure d’accompagner (en volume) la croissance car rien dans leurs caractéristiques intrinsèques codées n’a été prévue pour cela. C’est d’ailleurs pourquoi le texte ancré au niveau du groupe « eDémocratie nouvelle Constitution et nouvelles technologies » propose d’y remédier en intégrant au système « cryptomonétaire » la gestion d’un fond « FAVA » dont le montant serait totalement corrélé avec les flux de TVA qui sont eux-mêmes directement fonction de l’activité économique. Pour bien comprendre le point central de ce sujet qui doit respecter la "eDémocratie", la gestion de ce fond est affectée à un "eGroupe" de pilotage d'essence démocratique. Ce pilotage correspond au coeur du système économique, cela permet ainsi de réintroduire le "nerf de la guerre" au coeur de l'Etat. (Détail sur la gestion de eGroupes page 26 du document suivant : https://drive.google.com/file/d/0B-dyG5b0ZAa2ZTdLOV9NSUJDcFE/view?usp=sharing)

J’ajouterai au passage que la procédure prodiguant un avantage exagéré aux « early adopters », il semble plus pertinent de légiférer de façon à ce que la fonction de « minage » soit intégrée en tant que fonction native dans tous les devices connectés au web.

Autre point sur l’Aurora, cette monnaie n’est pas un succès car l’Etat Islandais ne semble pas disposé à légiférer sur ce sujet. Elle n’est pas clairement intégrée au système comptable et fiscale ce qui laisse nécessairement perplexe les acteurs économiques. L’incertitude de l’avenir fiscale d’une entreprise est de nature à susciter une appréhension bien compréhensible en laissant la porte ouverte à l’arbitraire des autorités fiscales.
Paradoxalement, le manque de législation peut aussi décourager l’initiative.
En revanche, je ne considère pas que l’analyse du cours (de change) de l’Auroracoin soit une axe d’analyse valable pour juger de la pertinence de cette cryptomonnaie. Il s’agit d’un cours de bourse en quelque sorte. La spéculation est le « moteur » de la finance, mais pas de l’économie. Si çà l’était, les volumes énormes de dollars déversés dans le cadre des différents Quantitative Easing américain auraient sauvés depuis longtemps l’économie américaine, hors, on dénombre environ 50 millions de sans-emplois dont la survie dépend de tickets d’alimentation. Les QE américains et depuis peu, européens profitent aux acteurs de la finance et non à l’économie réelle. La finance ne fait pas l’économie de même que le cours d’une cryptomonnaie ne valide pas un modèle surtout quand celle-ci demeure une monnaie secondaire. L’Aurora pourrait être efficient dans le cadre d’une utilisation verticale. Si les producteurs d’énergie, les producteurs de matières premières, les entreprises de transformation et de prestations de services se lançaient dans l’utilisation de cette monnaie, le cours n’aurait pas la moindre importance. Bien sûr, il s’agit ici d’une vision essentiellement « localiste » qui tend à privilégier les échanges locaux aux échanges internationaux surtout concernant les ressources alimentaires. Les soucis commenceraient dès lors que des échanges avec d’autres nations nécessiteraient de faire du change, vers le dollar par exemple. Mais cette difficulté-là existe déjà dans les mêmes termes avec le krone islandais qui a été dévalué aussi fortement qu’a pu l’être l’Aurora. 
Une fois ces éléments suggérés revenons sur le sujet de l’anonymat et de la définition du rôle de l’Etat dans l’éventuel contrôle des identités. Ce sujet est complexe et peut être lié selon moi à une fonctionnalité que j’ai eu l’occasion de traiter succinctement au niveau d’un document publié sur slideshare :

Il s’agit de définir les caractéristiques légales et techniques d’une personnalité digitale (reprenant à la fois des caractéristiques de la personne physique et morale) permettant de matérialiser (même s’il faudrait plutôt parler de virtualisation) un individu doté d’attributs légaux ayant des fonctions spécifiques sur la toile.
Cette personnalité pourrait faire référence à ce que l’on appelle parfois la « pseudonymisation ». Cette personne pourrait acquérir le droit de vote issu l’acquisition du mandat de la personne physique de rattachement.
Dans tous les cas de figure le cybercitoyen disposera d’un eRéputation qui sera utilisée dans le cadre de fonctions politiques (éligibilité au tirage au sort ou à l’élection).
Cette piste est à creuser dans le cadre d’un sujet qui ne me semble pas près d’être résolu, à savoir le manque de fiabilité des systèmes de dénombrement des votes dans le cadre d’un système totalement dématérialisé online. Le vote devient anonyme en perdant son lien avec le votant, il en est ainsi dans le cas de l’utilisation des urnes transparentes. Mais l’urne transparente peut être surveillée par des votants volontaires pour cette tâche. Sur internet, si l’anonymisation est garantie en rompant le lien votant/bulletin, toute sorte de fraudes sont envisageables (des malware sur les PC, des virus sur les serveurs…).
Il me semble donc que l’usage de l’équivalent du vote à main levée soit préférable tant qu’un système de vote internet avec une fiabilité universellement reconnue ne soit apparu.
Concernant la gestion de l’Etat, il s’agit là d’une objection soulignant le fait que s’il n’y a pas de secret du vote, une instance dirigeante peut être en mesure d’agir en coulisse pour faire pression sur ceux qui auraient « mal voté ». Hors, concernant ce point central, le réflexion est en cours et doit être discutée dans le cadre d’Atelier Constituant puisque qu’il s’agit là du cœur de la « eDémocratie ». Dans l’attente de son approfondissement, mon point de vue est le suivant :
Le peuple reprendra le pouvoir dans la future Constitution. Contrairement à nombre de travaux de différents ateliers constituants, la perspective de l’usage intensif de nouvelles technologies sera un point majeur. Ce faisant, il semble être possible de s’affranchir ou de limiter certaines contraintes comme par exemple l’obligation de déplacement en bureau de vote, le calendrier des élections qui est trop rigide, la délégation du pouvoir législatif à des représentants (ministres, députés, etc…). De mon point de vue, l’Etat sous sa forme actuelle disparaitra pour être remplacé par une gestion de « groupes » ayant une forte analogie avec ceux de Facebook mais développés dans un réseau social peer-to-peer. La définition de tels groupes est à affiner au niveau des ateliers constituants, considérons toutefois quelques fonctionnalités :
Fonctions législatives : tirage au sort d’un conseil législatif (similaire au conseil des 500 de la démocratie Athénienne). Fonctionnalités connexes : volontariat, révocabilité, vote de l’ostracisme, non renouvellement des mandats, réddition des comptes, mise en accusation publique).
Le pouvoir exécutif sera pris en charge par des représentants désignés par TAS ou élus au suffrage universel sur la base d’une réputation sans tâches.
Le pouvoir judiciaire : Le tirage au sort, la révocabilité (action postérieure), l’ostracisme (action antérieure) des magistrats est proposé.
Le pouvoir médiatique : Des « canaux » de diffusion financés par l’Etat devront être indépendants des pouvoirs économiques et désignés par le peuple ou tirés au sort. Il n’y aura pas de renouvellement de mandat.
Une telle organisation peut se passer à mon sens des partis politiques classiques.


Pour terminer sur la crainte liée à l’exercice d’un pouvoir centrale pouvant à tout moment aboutir à une dérive orwellienne, la piste proposée est essentiellement de redonner le pouvoir au peuple en réorganisant l’Etat en groupe gérés de façon liquide (c’est-à-dire en flux continu) par les décisions collective du peuple. La question de l’anonymisation pourrait devenir secondaire dans la mesure où l’Etat, ayant disparu, ne serait plus à craindre.

vendredi 30 janvier 2015

On est tous Syriza et Podemos

La "Dictacratie" au pouvoir se joue de nous depuis trop longtemps. La stabilité politique a été trop longtemps artificiellement entretenue par une pseudo-alternance droite-gauche qui a aujourd'hui perdue toute légitimité. L'électrochoc provoqué par la crise des dettes souveraines achève de détruire cet équilibre artificiel, Syriza en Grèce et Podemos en Espagne ouvrent une brêche par laquelle le peuple peut s'engouffrer. L'extrême gauche en Grèce a le vent en poupe. Elle n'a certes pas eu à subir la guerre déclarée à Aube Dorée par le B'nai B'rith et le congrès juif mondial qui dit-on auraient corrompu des juges pour se débarrasser des cadres de ce turbulent parti. Quand l'on sait en revanche que l'extrême droite est appuyée par la ploutocratie mondialiste en Ukraine, il apparait que les soutiens politiques ne sont guère basée sur une quelconque défiance envers l'extrême droite mais bien plutôt en fonction du rapport de force : mondialistes contre nationalistes.
Podemos mobilise plusieurs centaines de cars pour une manifestation prévue pour le 31/01/2015 a la Puerta del Sol à Madrid ...je ne suis pas militant d'extrême gauche mais je respecte certaines de leurs valeurs, et j'applaudis la puissance d'entrainement de Podemos renforcée par l'énergie populaire de Syriza qui risque de sérieusement déstabiliser le gouvernement espagnol. Tout les Etats corrompus qui n'en finissent pas de nous maintenir la tête sous l'eau risque bien de tomber les uns après les autres...Bon débarras.

mercredi 21 janvier 2015

J'aime pas...

  • J’aime pas les journalistes parce qu’ils ne parlent jamais des manifestations de juifs orthodoxes qui s’opposent à la politique sioniste d’Israël
  • J’aime pas les journalistes quand ils disent que Dieudo ne fait plus rire personne, quand je vois qu’il remplit les Zéniths.
  • J’aime pas les journalistes quand ils disent qu’Al Quaïda a détruit trois tours (ou deux car le WTC7 ne semble n’avoir pas existé), l’aile nord du Pentagone, et quatre Boeings sans dire qu’Al Quaïda a été créé par la CIA
  • J’aime pas les journalistes qui diabolisent leur collègue Denis Robert qui a le courage d’enquêter sur l’Affaire Clearstream quand eux préfèrent défendre leurs maîtres banksters.
  • J’aime pas les gouvernants qui subventionnent les journalistes avec mes impôts.
  • J’aime pas les gouvernants qui utilisent mes impôts pour subventionner des partis politiques qui s’auto-entretiennent grâce aux modes de suffrage qui les maintiennent en place.
  • J’aime pas les ministres de l’Education Nationale qui formatent les esprits malléables des enfants en les abreuvant de mensonges sur l’idéologie mondialiste (transexualité, homosexualité,.réécriture de l’histoire,…).
  • J’aime pas les ministres qui exploitent les actes criminels (attentats) pour promulguer des lois liberticides.
  • J’aime pas les gouvernants qui assistent à la destruction de l’économie en invoquant des « lois » économiques supposées « immuables et naturelles » quand elle sont en fait fabriquées de toute pièces par des écoles de pensée commanditées par des banksters.
  • J’aime pas le ministre de l’intérieur qui n’explique pas pourquoi l’ordre est donné de tuer mohamed Merah son ex-agent de la DRCI.
  • J’aime pas les ministres des finances qui blanchissent leur argent dans les paradis fiscaux.
  • J’aime pas les ministres pédocriminels.
  • J’aime pas les gouvernants qui après avoir mis en place une commission européenne totalitaire font comme s’il leur était devenu impossible de promulguer des lois efficaces.
  • J’aime pas les gouvernants qui laissent mourir les paysans après leur avoir imposé une économie mondialisée et polluante dans un mode de production contraint par des multinationales (monopole des semences, pénalisation de l’achat de graines naturelles, achats contraints de pesticides et d’engrais,…).
  • J’aime pas les OGM ni les pesticides et je voudrais que la présence de ces produits toxiques soit signalée sur les étiquettes…
  • J’aime pas les gouvernants qui font la promotion de l’Europe avec des médias complices.
  •  J’aime pas les gouvernants qui invoquent les dangers de la sortie de l’UE sans pouvoir en faire la démonstration.
  • J’aime pas les gouvernants qui face caméra critiquent Bruxelles pour ensuite en valider toutes les lois.
  • J’aime pas les gouvernants qui soulignent les avantages de l’euro tout en constatant l’énorme handicap qu’il constitue pour les entreprises exportatrice.
  • J’aime pas les gouvernants qui servent à rien, ils fustigent les méfaits de la circulation des hommes (délinquance en hausse, choc de civilisation), des capitaux (spéculation effrénée, blanchiment, fraude fiscale) et des marchandises (déficit de la balance extérieure) mais ils ne peuvent rien y faire à cause des lois économiques qu’ils ont mis en place…
  • J’aime pas les USA qui veulent nous imposer leurs règles commerciales via le TAFTA
  • J’aime pas les USA et le UK qui financent des coups d’Etat en vendant de la drogue
  • J’aime pas les mondialistes qui ne nous lacheront pas tant qu’ils n’auront pas mis en place leur Nouvel Ordre Mondial.
  • J’aime pas la CIA qui déclenche des révolutions colorées en manipulant des assassins.
  • A suivre….